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Le Lab’O accueille le LORIAS, 5 sociétés, dont 3ZA ENGINEERING planchent déjà sur des solutions pour améliorer la collecte, la gestion et la transmission de données sensibles diffusées par des objets de « troisième dimension » (drones, capteurs, objets connectés…)

Article publié dans La République du Centre du  01/02/2018
Le Lab’O, l’accélérateur de start-up numériques orléanais, va contribuer au développement des forces d’intervention de l’armée française en accueillant un pôle défense. Cinq start-up planchent déjà sur des produits et logiciels chargés de raffiner les données collectées dans les airs ou sur les mers.

En quoi consiste le projet ?

Baptisé Lorias (Laboratoire opérationnel de recherche sur l’intégration des données et systèmes Air-Surface), ce projet consiste à développer des solutions pour améliorer la collecte, la gestion et la transmission de données sensibles diffusées par des objets de « troisième dimension » (drones, capteurs, objets connectés…) à partir d’environnements complexes (terrestres, aériens et maritimes). Si ces enjeux répondent, en premier lieu, aux besoins des services de sécurité et de la défense, ils concernent également d’autres secteurs comme celui de l’énergie, du bâtiment ou encore de l’eau.

Comment est né Lorias ?

Ce pôle défense a été imaginé, il y a plusieurs années, par deux start-up, Impact et Geoide Crypto&Com, qui travaillaient déjà avec l’armée de l’air. Le projet –  soutenu par l’état-major de l’armée de l’air par l’intermédiaire du lieutenant-colonel Pierre Basset des Forces spéciales, des commandants de la base aérienne de Bricy et de Laurent Chéradame, pilote-réserviste – se renforce ensuite avec le soutien de la technopole d’Orléans et la ville d’Orléans.

Qui pilote le projet ?

Les principaux acteurs de cette initiative se sont regroupés en association. Nommée « Projet-Lorias », elle a été créée le 18 octobre 2017. C’est le général de réserve Gilles Rouby qui la préside, épaulé par Frédéric Brulefert, un ancien militaire aujourd’hui chargé de mission à la technopole d’Orléans et recruté pour structurer le projet. Orléans Métropole, Engie, Thalès et le Crédit agricole sont déjà des membres actifs. L’armée de l’air, le Lab de la direction générale de l’armement, l’université d’Orléans, Airbus, Orange, Amazon, EDF, Sopra Steria et le groupe Brandon vont rejoindre prochainement les rangs des partenaires.Frédéric Brulefert, le chargé de mission de la technopôle (au centre) et le général Gilles Rouby (à droite) échangent avec la Start-up 3ZA Engineering sélectionnée pour intégrer ce pôle défense

Quelles sont les start-up déjà sélectionnées ? 

Toutes les start-up déjà intégrées au projet Lorias ont passé une double sélection. Une première animée par les membres du Lorias et une seconde avec le comité de sélection du Lab’O. Aujourd’hui, cinq start-up ont déjà été sélectionnées : Impact (éditeur de solutions tactiques), Géoide Crypto&Com (solutions de communication sécurisées), Extrem drone (conception de drones), Adéranet (solutions informatiques) et 3ZA Engineering (développement de solutions pour objets connectés). D’autres travaillant dans le domaine de l’intelligence artificielle et de l’optronique devraient les rejoindre.

Où sont-elles installées ?

Les start-up seront installées au quatrième étage du Lab’O. Le plateau technique sera opérationnel au deuxième trimestre. Les jeunes pousses occuperont la moitié de l’étage, soit 400 m2 (avec une possibilité d’agrandissement). Deux des cinq premières engagées sont déjà des Labonautes (du nom des entreprises hébergées au Lab’O). Si l’espace défense sera bien évidemment sécurisé, une pièce de 15 m2 – grillagée, bétonnée et fermée par une porte blindée – permettra aux porteurs de projet d’entreproser des documents et équipements contenant des dossiers classés confidentiel.

Laetitia Roussel