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3ZA, jeune pousse orléanaise, effectue une levée de fonds pour commercialiser ses capteurs

Avec un marché des objets connectés qui est, désormais, mûr, 3ZA Intech recherche des investisseurs pour accélérer son développement.

Villes intelligentes, industrie du futur, végétal connecté… A priori très distincts des uns des autres, ces trois secteurs représentent pourtant le vaste champ d’intervention sur lequel la jeune pousse du Lab’O d’Orléans, 3ZA Intech – spécialisée dans la sécurité et la prévention des risques – plante ses capteurs connectés.

Des moulures
du Ritz
aux œuvres
du Louvre

Mais pour continuer à les insérer dans des ballots de paille, dans des boîtes à lettres ou sur une chaîne de production (lire par ailleurs), la jeune entreprise, à l’avenir prometteur, doit cependant passer par l’étape inévitable de la levée de fonds. « Aujourd’hui, la technique est au point. Mais notre développement dépendra de notre force commerciale. Et c’est ce qui nous manque. Sans compter que réussir un tour de table nécessite un certain tempsæ », concède Jean-Yves Cadorel, le créateur de la start-up.

Pourtant, malgré sa jeune expérience (l’entreprise a été créée en 2015), 3ZA Intech peut déjà se targuer d’avoir travaillé pour de grands groupes et dans des lieux prestigieux. Lors des travaux de l’hôtel Ritz à Paris, leur technologie a été utilisée par Bouygues (maître d’œuvre des travaux) pour protéger moulures et biens précieux des risques de dégradation. Les capteurs permettant de mesurer le taux d’humidité, la température, les rayons ultraviolets d’une pièce ou d’un objet. Ils ont aussi été testés au Louvre, pendant plusieurs mois. La jeune pousse est actuellement en discussion avec le musée de Gien et la métropole d’Orléans pour installer ses petits détecteurs dans les archives et salles d’exposition.

D’autres contacts ont été établis avec divers acteurs économiques pour tout ce qui concerne la sécurisation du process industriel ainsi que l’organisation de sessions de formation sur l’internet des objets.

Une troisième levée
de fonds déjà prévue

L’activité démarre et la jeune pousse – dont le chiffre d’affaires est de 220.000 euros et devrait doubler l’an prochain – doit l’accompagner en valorisant ces cartes de visites et son savoir faire. D’autant que Jean-Yves Cadorel, épaulé par une équipe de six personnes, a une vision à long terme qui verrait le périmètre d’intervention de 3ZA Intech franchir les frontières françaises.

Pour porter ces ambitions européennes et financer une nouvelle génération de produits, une troisième levée de fonds est d’ores et déjà prévue.

La start-up intervient dans différents secteurs d’activité et propose des services innovants grâce à sa technologie de capteurs connectés sans fil qui transmettent des données en temps réel. Exemples.

La start-up développe plusieurs projets dont Zenlock. Ce dispositif consiste à placer un capteur dans une boîte à lettre et à y enregistrer les codes de smartphone. En passant devant, le système détecte le téléphone et déverrouille la porte évitant ainsi à l’utilisateur de sortir des clés ou un badge.

Les capteurs offrent diverses possibilités comme des contrôles d’habilitation, des suivis en temps réels de flux, des conditions d’ambiance de stockage, de la mise en sécurité de lignes de production, des contrôles diagnostic…

Avec EchoGreen et TLG Pro (deux autres start-up du Lab’O), 3ZA Intech a créé un consortium Vegetal.IO pour valoriser un noyau de compétences et développer des solutions innovantes autour du végétal communiquant.

Laetitia Roussel